LA JANELA

J

douane

Asunción un terminal en périphérie, périphérie de capitale
le chaud fait comme une saleté
la pluie une vapeur chaude.
Le soir nous prenons la route pour une ville septentrionale –
Villa Montes
vive allure et à minuit
une grande embardée nous jette dans un silence
et nous jetons des cris.

Dans le matin la route est molle et s’arrondit en une poussière où l’on tangue lentement.
Les étoiles y sont brillantes.

Autour c’est un noir odorant végétal
de frontière ni la nuit ni la terre n’en donne
mais l’homme a donné des douanes et
en file pâle
en papiers d’identité
tôt on se serre.


Recueil Poésie en liberté